Relations presse : @ Michel Burstein – Bossa Nova

Israël, le voyage interdit

Un film de Jean-Pierre Lledo

Genre : Documentaire
Sortie en salle : 7 octobre 2020

Synopsis

Mon oncle maternel avait quitté l’Algérie en 1961… J’avais 13 ans. Et depuis je n’avais plus eu de relation, ni avec lui, ni avec sa famille… Je n’étais pas non plus allé à son enterrement, il y a 10 ans… Je l’aimais pourtant. Ce n’est donc pas lui que j’avais boycotté, mais le pays qu’il avait choisi… Israël. Qu’est-ce qui durant plus de 50 ans avait empêché le Juif algérien communiste que j’étais ? Ma fille Naouel a voulu m’accompagner dans cette aventure et j’ai accepté. Une dette à rembourser…

Le film est conçu en quatre parties : Kippour, Hanouka, Pourim et Pessah.

Dates de sortie :

  • Partie 1 – KIPPOUR : le 7 octobre 2020
  • Partie 2 – HANOUKA : le 14 octobre 2020
  • Partie 3 – POURIM : le 21 octobre 2020
  • Partie 4 – PESSAH : le 28 octobre 2020

 

Fiche technique

La presse en parle

L'avis des spectateurs

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Entretien avec le réalisateur Jean-Pierre Lledo

Comment sont nées l’idée et l’envie de tourner Israël, le voyage interdit ?

Il faudrait un livre pour répondre à une question pareille, que j’ai d’ailleurs écrit et qui sortira en principe en même temps que le film. C’est grâce au cinéma que je me suis autorisé le voyage que je m’étais jusque-là interdit. Ou plutôt que mes appartenances antérieures m’avaient interdit. Là d’où je viens,
l’Algérie et le communisme, Israël est un tabou, le plus grand. Le transgresser a été l’aboutissement d’un très long cheminement. Il a d’abord fallu que
les menaces de mort islamistes m’obligent à quitter l’Algérie en 1993. Ce qui m’a permis au travers de nombreux films d’aborder la question-taboue
de l’exode de la population non-musulmane au moment de l’indépendance en 1962, et qui a valu à mon dernier film Algérie, histoires à ne pas dire d’être
interdit en 2007 par les autorités algériennes. Au Festival de Toronto, la délégation israélienne a vu le film. Et deux mois plus tard, j’ai appris que le film était sélectionné par le Festival de Jérusalem et que j’y étais invité. Allais-je avoir le courage de vaincre le tabou ? L’interdiction de mon dernier film condamné aussi par mes anciens camarades m’a aidé à m’autodéterminer : je devais n’agir désormais qu’en fonction de ma seule conscience. Avec tous les risques : rejeter ce pays à jamais, ou être rejeté à jamais par tous mes anciens amis. Ma fille fit le reste : « nous avons une famille que nous devons connaître » (je n’avais jamais répondu aux invitations de mon oncle). En juillet 2008, nous nous sommes donc retrouvés à Jérusalem, à la Cinémathèque, c’est-à-dire juste en face de la Colline de… Sion ! Les spectateurs m’ont assailli de questions et d’invitations… Ce n’étaient donc pas des monstres… Et quand durant un rare moment de libre, je m’échappai du Festival et j’arrivai deux kilomètres plus loin dans le marché mythique de Mahanne Yehouda, soudain toute mon enfance oranaise me revint et notamment le marché des Juifs. Un trou noir de 50 ans entre les deux ! Et quand on est cinéaste, un peu comme les spéléologues ou les archéologues,
on a envie d’y aller voir….

 

La durée du film est assez exceptionnelle, était-ce
nécessaire pour vous ?

Les débats à la Cinémathèque de Jérusalem puis quelques rencontres avec des spectateurs m’arrachèrent un aveu implacable : d’Israël, je ne savais rien. Et ce rien, je devais vite en convenir, était d’une profondeur abyssale. Dès mon retour, je me jetai sur tous les livres que je trouvais dans la bibliothèque de Montreuil où j’habitais. D’abord pour découvrir l’histoire d’Israël, ensuite pour essayer de comprendre quelque chose au judaïsme : jusque-là je n’avais même jamais ouvert la Bible ! Après deux ans de bibliophagie, je me mis à écrire des textes où j’essayais de percer « le mystère Israël », car j’eus le pressentiment, très vite devenu une conviction, que le malaise que suscitait ce pays tenait en grande partie à l’ambiguïté du mot « juif ». La plupart le rapportait à une religion, alors que là dans tous les livres dévorés s’étalait une vraie histoire, l’histoire d’un peuple, certes sur plus de 3000 ans… Or, on ne peut voyager dans une
histoire trimillénaire aussi vite que dans une histoire centenaire… Et ce d’autant plus qu’il ne s’agissait pas d’entraîner le spectateur dans un simple voyage historique, mais de voyager dans cette histoire, en la confrontant à mes ignorances, à mes préjugés passés et à mes efforts pour les surmonter…
Dès le tournage j’ai su que j’allais vers un film hors-normes, source d’innombrables cauchemars, et pour ne pas trop m’épouvanter je me raccrochais mentalement à l’idée d’un film de 3 à 4 heures, au montage plutôt sauvage et elliptique, testant en pensée mille combinaisons dramaturgiques
virtuelles… Du coup je n’observais plus aucune des précautions de tournage, ce qui donnera bien des tourments à Ziva Postec, la chef-monteuse, lorsqu’est
venue l’heure du montage en 2015, et que devant écrire des scénarios bien précis, s’impose à moi une narration plus classique pour un film en trois… puis quatre parties, que je subodorais assez longues, mais toujours
sans me l’avouer…

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