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Homeland : Irak année zéro - Documentaire - 2016 | Nour Films
Relations presse : @ Laurence Granec – Karine Ménard

Homeland : Irak année zéro

Un film de Abbas Fahdel

Genre : Documentaire
Sortie en salle : 10 février 2016

Synopsis

« HOMELAND : Irak année zéro » du cinéaste irakien Abbas Fahdel est une fresque puissante qui nous plonge pendant deux ans dans le quotidien de sa famille peu avant la chute de Saddam Hussein, puis au lendemain de l’invasion américaine de 2003.

Ce documentaire est découpé en deux parties – l’avant et l’après.

I – Avant la chute

La première partie décrit les instants de vie d’une famille qui se prépare à la guerre. Elle va être terrible, mais il y a quand même l’espoir de voir une démocratie s’installer après la chute de la dictature. Que peut-il leur arriver de pire ?

II – Après la bataille

La seconde partie, après la chute du régime, est davantage tournée en extérieur. Les langues se délient et on découvre un peuple anéanti, un pays mis à feu et à sang où dans les rues, les incidents éclatent, les bandes rivales s’affrontent.

Pendant 334’, nous partageons les joies et les craintes de cette famille irakienne qui nous montre à quel point toutes les familles du monde ont les mêmes aspirations : travailler, éduquer leurs enfants, rire, aimer, s’impliquer dans leur société…
Abbas Fahdel nous montre également qu’au coeur de la guerre il existe des hommes, des femmes et des enfants exceptionnels, des héros du quotidien, « des gens qui sont nos frères humains et que l’on quitte le coeur brisé quand le film prend brutalement fin ».

Fiche technique

Récompenses

La presse en parle

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Entretien avec le réalisateur Abbas Fahdel

D’où vous est venue l’idée de ce documentaire ?

Le fait d’avoir quitté un pays en guerre engendre une forme de culpabilité. Evidemment, je n’y suis pour rien, mais tout survivant culpabilise. Cela faisait quinze ans que je vivais en France et en 2002, lorsque la menace d’une guerre s’est précisée, j’ai compris que l’Irak de ma jeunesse, celui que j’avais quitté pour venir étudier le cinéma à Paris, que cet Irak là était en passe de disparaître. J’ai senti le besoin d’y retourner pour filmer, je sentais qu’il y allait avoir quelque chose qui allait bouleverser la réalité. J’ai donc décidé d’y aller avec une caméra, de filmer toutes les petites choses du quotidien pour les sauver de l’anéantissement. Pour rejoindre les miens aussi, et peut-être mourir avec eux. Comme le dit l’un des protagonistes du film : « A quoi bon rester en vie, si tout le reste de notre famille mourrait ? ».

La durée du film est assez exceptionnelle. Etait-ce nécessaire pour vous ?

J’ai beaucoup filmé : de février 2002 jusqu’à début mars 2003. On attendait la guerre qui n’arrivait pas. Il a fallu que je rentre à Paris pour la naissance de ma fille. Une fois arrivé en France, la guerre a été déclenchée en Irak, et je me suis donc organisé pour y retourner deux ou trois semaines après. J’ai continué de filmer et me suis arrêté lorsqu’un drame est survenu dans ma famille : mon neveu Haidar, qui avait onze ans à l’époque et qui s’était imposé comme personnage principal du film, a reçu une balle perdue dans la tête. Pour moi, il n’était plus question de filmer après sa mort, et même de regarder
les images. C’était impossible ; je ne pouvais pas. Les images sont restées dans les boîtes pendant dix ans et, en 2013, à l’occasion du 10 anniversaire de l’invasion de l’Irak, je me suis dit qu’il fallait que je les voie. Je ne savais pas ce qu’elles valaient, des quatre périodes de tournage organisées avant et après
la chute du régime, j’avais rapporté 120 heures de rushes et elles devaient avoir une valeur historique. J’ai regardé, et j’ai tout de suite vu Homeland : Irak, année zéro possible. La question principale était : est-ce que j’ai le droit de le faire ? Est-ce que les parents d’Haidar avaient envie que le monde entier voie ces images-là ? Je leur ai demandé leur avis : ils m’ont donné leur approbation, mais m’ont prévenu qu’ils ne pourraient pas regarder le film.
J’ai passé un an et demi sur le montage, qui est avant tout un travail technique, rébarbatif même, sans parler du mixage et de l’étalonnage. Me poser des questions de forme et de technique a été salutaire pour finir le film. Cette prise de distance s’est faite progressivement. Si j’étais resté dans l’émotion, je n’aurais pas pu le finir, j’aurais sans doute même abandonné dès le premier jour.

Que souhaitiez-vous montrer avant tout en réalisant ce documentaire ?

Mon but était de faire un film impressionniste. Je ne voulais pas donner de commentaires ou poser des questions. L’image suffit. Je mise beaucoup sur l’intelligence du spectateur. Mes deux premiers documentaires ont été produits pas la télévision française et j’ai souffert du formatage : 52 minutes,
pas de plans silencieux, pas de plans séquences… Mon film est un peu une réaction à tous ces compromis que j’ai dû faire pour mes deux premiers films.

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Documentaire DVD Irak Histoire 2016
Homeland : Irak année zéro – DVD
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