Relations presse : @ Robert Schlockoff

FREDA

Synopsis

Freda habite avec sa mère, sa sœur et son petit frère dans un quartier populaire d’Haïti. Ils survivent avec leur petite boutique de rue. Face à la précarité et la violence de leur quotidien chacun cherche une façon de fuir cette situation. Quitte à renoncer à son propre bonheur, Freda décide de croire en l’avenir de son pays.

Fiche technique

Récompenses

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Entretien avec le réalisateur Gessica Généus

Le film parle à la fois de social, de sociétal, de féminisme et de politique… Quelle était votre toute première ambition au moment de commencer l’écriture ?

Je voulais avant tout faire exister un point de vue féminin sur la société haïtienne, car c’est un point de vue qui est négligé. Les femmes existent peu et l’analyse de la situation de notre pays est monopolisée par les hommes. Je souhaitais le faire à travers la fiction car c’est avec elle que j’ai débuté lorsque je suis devenue comédienne à 17 ans. Je souhaitais également camper des personnages de femmes et tenter de comprendre leur complexité, liée à des choix humains qui disent ce à quoi les femmes et les hommes sont confrontés chaque jour en Haïti. Des questions basiques, concrètes comme comment faire chaque jour pour avancer et pour survivre ?

Qu’est-ce que les femmes apportent comme témoignage particulier par rapport aux hommes ?

Dans une société aussi patriarcale que la nôtre, les femmes ne sont pas en haut de l’échelle. Il y a donc un silence qui leur est imposé tant au niveau de la sphère publique que dans le quotidien. Mon film fait écho à ce que j’ai vécu en tant que jeune femme dans ce pays.

Les hommes ne font que passer dans le film. Ils ont tendance à disparaître…

C’est juste la réalité de ma vie où les hommes disparaissaient pour toutes sortes de raisons. Le comportement des garçons et des filles est préparé à la base, dès l’enfance. Les hommes disparaissent et ont le droit de le faire. Ils ont le droit d’aller ailleurs, d’exister ailleurs. Alors que la femme est comme dans un étau et doit vivre là.

Vous dites avoir voulu le film comme un exorcisme ?

Exposer les choses permet de voir ce qu’il faut garder et ce qu’il faut enlever pour pouvoir continuer le chemin. Ce qui m’intéressait dans le scénario, c’était de montrer les choix que l’on fait et de voir où cela nous mène. Chaque personnage va ainsi faire des choix par rapport à ses besoins, par rapport à ses valeurs.

Le récit commence un 1er novembre, le jour de la Fête des Morts…

Il y a une valeur symbolique dans cette date. Le film parle de se débarrasser des squelettes. De ce moment où il faut tout mettre dehors. On est dans une sorte d’autopsie de son corps, de son âme, de ses cauchemars comme de ses traumas. On balaye tout ça et on regarde les choses comme elles sont, pas comme on voudrait qu’elles soient. On n’a pas le choix. C’est pareil pour mon pays. Il faut qu’on commence à regarder Haïti. À regarder la manière dont nous l’avons transformé. Car ce qu’est Haïti aujourd’hui, c’est la somme de nos choix.

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